SOLAL ISRAEL  

Finifugal

19 > 26.02.2014

 

 

finifugal :
(hating endings; of someone who tries to avoid or prolong the final moment of a story, relationship, or some other journey)

 

" Imagine un inspecteur ; Il commence son enquête sans rien, il va sur le terrain prendre des indices, des preuves, il va fouiller chez les vielles, voir si elles ont pas une histoire à cracher/cacher. Il récolte tout ce qui peut être utile à ses recherches.
Ok c’est bien de prendre des "traces" du "passé", mais qu’est ce qu’on en fait ?
Pour y voir plus clair l’inspecteur les met au mur, crée des liens entre les preuves d’un passé certain, puisqu’il est là au mur.
Nan c’est pas un bon début, je recommence.. "

 

Finifugal…
C’est à partir de ce mot que Solal Israel construit son travail.
Au départ il y avait "finifugal", appréhender la fin, les fins. Et des idées.
Cependant elles demeuraient flottantes, éparpillées, gravitant dans le sens large de ce mot.
Des ruptures, des décès, des images sur les bras, beaucoup d’images. Comment réunir tout cela ?
Une résidence, un lieu entièrement à soi, où les projets peuvent prendre forme, et venir habiter les murs…Progressivement.
Ce à quoi Solal nous invite c’est à venir observer, non pas un travail achevé, mais un processus. Le reflet d’une dynamique intime qui s’ébauche depuis environ trois ans lorsqu’il découvrit la photographie : un médium pour exprimer ce que les mots ne parvenait pas à rendre.

 

" La mort.
L’image de la mort, la mort de l’image.
Ca c’est un début nan ? "

 

En filigrane de son travail s’est développée une réflexion, un questionnement sur l’image, à la fois contenant et contenu.
Il ne s’agit pas ici d’une œuvre figée mais d’un arrêt sur image dans un cycle de questionnement sur le soi, le non-soi et la relation qui les unit ; avec pour centre un mot : finifugal.

 

" En fait tu sais quoi ? Deja j’aime pas écrire, après je m’exprime mal, enfin moins bien qu’en images.
Du coup regarde. "

Texte de Vladimir Aron